BAROMÈTRE HEBDO · Lundi 2 novembre 2026
L’euro tient bon avant les élections américaines

EUR/USD
1,1212
+0,07 %
EUR/GBP
0,8358
+0,29 %
EUR/CHF
0,9188
−0,74 %
EUR/JPY
177,05
+0,76 %
EUR/CAD
1,5670
+0,53 %
EUR/CNY
7,4529
+0,39 %
Cours indicatifs relevés le lundi 2 novembre à 14h00, heure de Paris ; variation depuis la clôture précédente
Zone euro : la croissance surprend, la France recule
Vendredi, Eurostat a publié une première estimation de la croissance du troisième trimestre nettement meilleure que prévu : +0,4 % sur un trimestre pour la zone euro, contre 0,2 % attendu, et +1,3 % sur un an. La France fait exception : son produit intérieur brut recule de 0,1 %, alors que les prévisions tablaient sur une hausse de 0,1 %.
Vendredi soir, Fitch a maintenu la note de la France à A+ mais abaissé sa perspective de stable à négative, en pointant une croissance plus faible et la hausse des taux d’emprunt. Le même jour, l’État français empruntait à dix ans à 4,97 %, soit un écart d’environ 165 points de base avec l’Allemagne, contre 174 au plus fort le 22 octobre. Une zone euro qui accélère soutient l’euro, le risque français continue de le freiner.
La semaine écoulée
Mercredi, la Fed a laissé ses taux dans une fourchette de 3,75 % à 4,00 %, par 10 voix contre 2 : les deux membres dissidents votaient pour une hausse. Jeudi, la BCE a maintenu son taux de refinancement à 2,65 %, et Christine Lagarde a indiqué qu’une hausse avait été discutée. Le même jour, la croissance américaine du troisième trimestre est ressortie à 3,4 % en rythme annualisé, au-dessus des 3,2 % attendus.
L’EUR/USD est passé sous 1,1130 mercredi matin avant de se reprendre et termine la semaine à 1,1205, quasi inchangé. Ce calme masque une nouvelle incertitude : Christine Lagarde quittera la présidence de la BCE le 7 février 2027, avant la fin de son mandat prévue en octobre 2027. Tant que sa succession n’est pas tranchée, l’orientation future de la BCE devient plus difficile à lire, ce qui pèse sur l’euro.
EUR/USD : décembre en ligne de mire
Selon l’outil FedWatch du CME, les marchés attribuent environ huit chances sur dix à une hausse de la Fed en décembre, et la BCE laisse elle aussi la porte ouverte. Pour l’EUR/USD, l’enjeu porte sur le rythme relatif des deux institutions.
Le dollar garde un atout : il rapporte davantage. Un placement à dix ans rapporte près de 5 % aux États-Unis, contre 3,32 % en Allemagne. Selon les données de la CFTC arrêtées au mardi 27 octobre, la position nette vendeuse des investisseurs spéculatifs sur l’euro s’est encore creusée sur la semaine et dépasse le niveau du 13 octobre, déjà le plus élevé depuis janvier 2016. Les créations d’emplois américaines (NFP), publiées le premier vendredi de chaque mois, sont le principal facteur de mouvement de la paire : celles de vendredi appellent une attention particulière.
Sur le plan technique, la tendance baissière est engagée depuis le plus haut de janvier 2026. L’échec sur 1,1250 intervient sur une résistance majeure, qui cumule un niveau de très long terme datant de 2010, la moyenne mobile sur 200 semaines et le retracement de 61,8 % de Fibonacci. Avec des positions vendeuses à ce niveau, le mouvement baissier atteint un paroxysme : des rebonds restent possibles, la tendance de fond reste baissière.
EUR/GBP : la livre portée par la Banque d’Angleterre
La livre a signé en octobre son meilleur mois de l’année face à l’euro : l’euro a perdu environ 2 % sur le mois et termine vendredi à 0,8355. Après une inflation britannique de 3,5 % en septembre, les marchés anticipent jeudi une hausse du taux directeur de la Banque d’Angleterre, de 3,75 % à 4,00 %. Vos encaissements en livres valent davantage en euros, vos achats facturés en livres renchérissent.
États-Unis : les élections de mi-mandat, rendez-vous clé de la semaine
Mardi, les Américains renouvellent l’ensemble de la Chambre des représentants, soit 435 sièges, et 35 des 100 sièges du Sénat. Les républicains détiennent aujourd’hui la majorité dans les deux chambres, et les sondages placent les démocrates en tête. Une perte de majorité compliquerait l’adoption du budget et des lois voulues par la Maison-Blanche. Les résultats tomberont dans la nuit de mardi à mercredi, heure de Paris : le dollar peut réagir fortement dès mercredi matin.
Ce qui compte pour vos flux cette semaine
- Le Brent a terminé vendredi à 113,43 dollars, en recul d’environ 3 % sur la semaine, et reculait encore lundi : vos achats d’énergie et de transport facturés en dollars restent exposés.
- À surveiller : les élections de mi-mandat mardi, l’inflation de la zone euro mercredi à 11h00, la Banque d’Angleterre jeudi à 13h00, puis l’emploi américain vendredi à 14h30.
Calendrier de la semaine
| Date | Pays | Publication | Attendu / précédent |
|---|---|---|---|
| Mer. 04/11 | Zone euro | Taux d’inflation (octobre, estimation flash, sur un an), 11h00 | 3,9 % / 3,8 % |
| États-Unis | Indice ISM des services (octobre), 16h00 | 54,8 / 54,9 | |
| Jeu. 05/11 | Royaume-Uni | Décision de la Banque d’Angleterre (taux directeur), 13h00 | 4,00 % / 3,75 % |
| Zone euro | Discours de Christine Lagarde, présidente de la BCE, 16h00 | ||
| Ven. 06/11 | États-Unis | Créations d’emplois hors secteur agricole (octobre), 14h30 | 65 000 / 29 000 |
Informations à caractère général, qui ne constituent ni un conseil en investissement ni une recommandation personnalisée. Cours indicatifs. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
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